Interview de blogueur : Alban de albanv.over-blog.com

Retrouvez une série d’interviews d’organisateurs de courses, de coureurs, d’officiels et de blogueurs qui acceptent de partager leur passion et leurs conseils.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience, écrivez moi à contact@49degres.com.

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Alban sur le blog, blogueur et tenancier de http://albanv.over-blog.com. Alban nous parle de sa passion et de ce qui le pousse à écrire.

Bonjour Alban,
Tu tiens un blog trail accessible à l’adresse http://albanv.over-blog.com
Parles nous un peu de toi, qui es-tu, d’où viens-tu et où-est-ce que tu cours ?

Bonjour à tous, pour situer le personnage je m’appelle Alban, j’ai 33 ans et j’habite à Toulouse depuis maintenant 3 ans. Je suis Masseur-Kinésithérapeute.
Parisien d’origine, j’ai aussi vécu 2 ans sur l’ile de La Réunion et 2 ans à Fréjus. La Réunion c’est justement là où tout à commencé si on peut dire!
Je courais sur route depuis quelques années (étant petit mon père courait et nageait à un bon niveau, ma mère adorait skier, je me suis retrouvé à 3 ans sur des skis et j’ai tout de suite aimé être en montagne).

Un jour à La Réunion j’ai croisé un type dans Mafate en train de courir. D’abord surpris, jamais je n’avais imaginé que courir en montagne était possible, pour moi courir était synonyme de bitume (en même temps à Paris difficile de trouver autre chose…!)

Les jours suivants je me suis mis à trottiner comme ce gars que j’avais vu. Le déclic a été immédiat, découvrir ces nouvelles sensations de vitesse, et voir les paysages grandioses défilés c’était comme entrer dans une nouvelle dimension. Ajouté à cela mon gout pour l’effort, j’étais conquis!

A tel point que je me suis inscrit l’année suivante à La Diagonale des Fous! C’était en 2005, et c’était le 2è trail de ma vie…! j’avais alors 26 ans.

Finisher du Grand Raid sans aucune expérience, je me suis dit que beaucoup d’épreuves pouvait m’être accessible avec une meilleure préparation. J’avais le mental, ce que je pense être essentiel dans ce genre de course.
J’ai donc continué à mon retour en métropole et après une coupure de 2 ans, j’ai repris l’entrainement à Toulouse et du côté des Pyrénées que je ne cesse de découvrir!

 

Quelle est le plus beau moment que tu ai vécu en montagne ?

Paradoxalement le plus beau moment n’est pas forcément un temps ou un résultat sur telles ou telles courses.

M’évader seul en montagne un jour de semaine pour aller courir dans les Pyrénées, ne croiser personne excepté quelques isards suffit à mon bonheur. Bien sur franchir la ligne d’arrivée de mon 1er UTMB et du GRR à été aussi très fort en émotions!
Cette émotion est d’ailleurs décuplée si elle est partagée avec des proches.

Il n’y a donc pas “un” plus beau moment mais plein de petits moments furtifs: un paysage avec une lumière incroyable, un état physique aussi: courir “dans la zone” est une expérience inoubliable, ce moment si particulier et si rare où soudain tout me parait facile, où je suis au max de mes potentialités: vitesse, puissance, précision, coordination. Une sensation de bien être, de légèreté, de détachement m’envahit. Bon faut avouer que ça m’arrive pas souvent!

Mon dernier très beau moment a été le lever du soleil sur le massif du Mont Blanc du haut du Col de la Croix de Coeur (2400m) lors de l’Ultra Trail Verbier-St Bernard en juillet dernier.

 

Quelle est l’histoire de ton blog et qu’est ce qui t’a amené à écrire ?
De quoi parle ton blog et quel message essais tu de faire passer ?

Ayant accumulé une certaine expérience en course à pied, l’idée de faire partager ma passion me trottait depuis un petit moment dans la tête. Je me suis finalement décidé à ouvrir un blog, non pas pour parler de moi!, mais pour faire découvrir la course nature et tous les sports outdoor. Ce qui compte pour moi dans cette pratique ce sont ces défis personnels de dépassement de soi, de recherche de limites dans l’effort d’endurance. Avec le temps j’associe même les efforts de longues durées comme un voyage intérieur, une sorte de méditation, où je ressort avec une perception renforcée de moi-même. En ultra on passe souvent par des états de conscience modifié (sans doute liés à la libération de bêta-endorphine dont le pouvoir analgésique est 50 fois supérieur à celui de la morphine!)

 

Selon toi, qu’est-ce qui semble le plus intéresser tes lecteurs ?

Je pense faire découvrir ce sport et les valeurs qu’il véhicule d’une façon simple et intéressante (enfin j’essaie!) par le biais de vidéos, de récits de courses et surtout d’endroits magnifiques que je traverse toute l’année. J’essaie également de pas trop me prendre au sérieux en racontant aussi pas mal d’anecdotes.

 

Enfin, quels blogs souhaites-tu nous recommander pour poursuivre la lecture ?

Ce n’est pas de la lecture c’est encore mieux: desbossesetdesbulles.com : excellent!

Le Blog Trail d'Alban

Le Blog Trail d’Alban (cliquez sur l’image pour le visiter)

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Interview de coureur : Erik Clavery. Champion du monde de Trail

Nous lançons une série d’interviews d’organisateurs de courses et de coureurs afin de leur demander de partager leur expérience, ce qu’ils aiment, ce qu’ils aiment moins.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience, écrivez moi à contact@49degres.com.

Je suis très reconnaissant à Erik de bien avoir voulu répondre à nos questions. Avoir le point de vue du champion du monde, c’est une donnée en or pour les organisateurs de courses.

Bonjour Erik,
Champion du monde, quel parcours époustouflant !
J’aimerai savoir comment tu en es arrivé là, comment est-ce que cela a commencé pour toi, la course de montagne ?

Ce n’est pas tant à la course de montagne mais au trail que je suis arrivé? J’ai toujours eu une grande attirance pour le sport nature et l’athlétisme, par le biais de raid, courses natures, et mon père s’est beaucoup investi pour l’athlétisme, au travers de clubs ou de l’organisation de compétitions. Donc après 12 années de pratique du triathlon longue distance, je suis revenu à mes premiers amours, c’est à dire la course à pied. Et le trail par son coté nature c’est offert à moi. Donc tout naturellement je m’y suis investi !

 

Quel est ton plus beau souvenir de course ?

Des souvenirs de course, il y en a plusieurs. Je ne parlerais pas de mes années triathlons pendant lesquelles j’en ai eu pas mal, mais en trail, j’ai en mémoire mon Grand Raid de La Réunion. Ca a été un effort, une aventure exceptionnelle. Des décors de rêve, un effort unique. C’est d’ailleurs pour ça que j’y retourne cette année pour le 20ème anniversaire !
Et puis il y a le titre de champion du monde bien sur, plus le temps passe et plus je réalise, ça aura été un grand moment, tout comme mon arrivée en tête à la tour Eiffel en début d’année, ou l’arrivée de nuit dans le halle des sports de Lyon à l’occasion de la Saintélyon. Et puis tout ces paysages aussi différents les uns que les autres.

 

Tu as connu beaucoup d’organisations différentes, y-a-t-il un point commun entre les courses réussies ?

C’est difficile à dire. Je pense que chaque organisation à sa propre manière de faire.
Mais les organisations qui sont pour moi les mieux réussies sont entre celle qui présente une bonne ambiance de part l’agencement du site de départ/arrivée, l’ambiance sur la course, la beauté du parcours, le sérieux du balisage.

 

Rencontres-tu souvent des petits désagréments sur lesquels les organisateurs de course pourraient s’améliorer ?

En général, les petits désagrément viennent du balisage. Si le balisage est propre, visible et bien indiqué, la course peut se dérouler dans de bonnes conditions et sans problèmes, c’est déjà un gros point positif !
Après, nous pratiquons du trail, il est donc appréciable d’avoir des parcours le plus nature possible et qui aient le moins de goudron possible.
A partir de là, je pense que tout les traileurs se retrouveront et apprécieront l’épreuve !

 

Enfin, si tu venais à organiser une course toi même, comment l’imaginerais-tu ?

Et bien le plus simplement possible. Avec le plus de chemin et sentier possible. Peut importe la difficulté. Mais pour répondre au maximum de monde, j’imaginerais plusieurs parcours et distances différentes, que ceux qui accompagnent puissent éventuellement s’y retrouver et participer à la fête. Que ce soit par une randonnée ou une course plus courte.

Erik Clavery - Champion du monde

Erik Clavery – Champion du monde

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